Ma passion pour les oiseaux et principalement les
canaris remonte maintenant à plus de 20 ans.
Petit déjà, j'étais attiré
par les animaux de tout plume et de tout poil.
J'ai eu la chance d'avoir des parents très compréhensifs
qui ont vu débarquer à la maison : poules, lapins,
pigeons, cochons d'Inde, etc...
Finalement c'est vers l'âge de 12 ans environ que ma passion
pour les canaris a débuté.
En lisant un article sur le sujet dans un magazine et en ayant
vu une volière chez un ami, l'envie de posséder
un de ces volatiles naquit en moi.
Ce fut rapidement chose faite et mon premier canari fut un mâle
jaune que j'installai dans une cage, type fantaisie, dans le salon.
Je ne me doutais pas à l'époque que c'était
le début d'une longue aventure !
Rapidement l'envie d'avoir des jeunes avec ce mâle se fit
sentir et je fis l'acquisition d'une femelle (une lipo rouge).
Je pris quelques
renseignements auprès du vendeur, et j'ai accouplé
mes oiseaux vers le mois de mars.
J'obtins ainsi mes premiers jeunes et de là commença
la grande aventure !
D'autres oiseaux intgrèrent le salon si bien qu'après
quelques mois, ma mère m'invita gentiment à trouver
une solution car le salon n'était pas l'endroit idéal
pour pratiquer l'élevage ! Je dus déménager
dans le sous-sol de la maison transformé en pièce
d'élevage et de fil en aiguille mon élevage prit
forme. Je dois bien avouer qu'étant complètement
débutant et n'ayant autour de moi personne possédant
les connaissances nécessaires pour me guider, je dus me
débrouiller seul. J'ai dès lors commencé
par acheter différents
livres traitant des canaris ; je pris différents renseignements
auprès de l'une ou l'autre personne.
Je me rendis plusieurs fois sur la place de Bruxelles où
se déroulait encore un marché aux oiseaux.
Puis, un jour, j'eus l'idée de demander
à mon grainetier s'il ne connaissait pas un club ornithologique.
Il prit ses renseignements et il me transmit le nom de la Société
Ornithologique de Mons-Borinage et de son président Robert
Thonet.
L'entrée dans ce club fut évidemment un tournant
pour moi et une évolution positive ; j'ai pu obtenir par
le contact de ces éleveurs chevronnés tous les renseignements
nécessaires pour élever des oiseaux de façon
plus sélective et plus spécialisée.
Les panachés disparurent de mon élevage et ayant
toujours été tenté par les fonds rouges,
je fis l'acquisition d'isabelles rouges, de lipochromes rouges
et de noirs rouges. C'était également la période
des expositions et, chaque semaine, je n'hésitais pas à
visiter les expositions de ma région.
L'année 1988 fut donc ma première
année d'élevage avec des oiseaux de qualités.
Je fis ma premire exposition cette année là, c'était
une exposition de club. J'eus la chance dès cette première
expo de faire trois champions.
Pour le débutant que j'étais, c'était déjà
au delà de mes espérances. Mais c'était une
expo de club et cette année là, je n'ai pas osé
exposer dans de plus grandes expositions. Durant cette période
d'exposition, j'eus la chance (et je tiens encore le remercier)
de rencontrer Monsieur Michaël Allard, alors éleveur
de canaris noirs rouges. Je fis l'acquisition de quelques
oiseaux et la saison d'élevage suivante fut assez brillante.
J'avais beaucoup plus de choix dans mes oiseaux et lors de ma
première exposition, toujours l'expo de club, je fis 6
champions et me classais très bien au général.
Je fis la connaissance ce jour là de quelques juges canaris
de couleur dont Monsieur Deyaert et Carpentier, qui m'assurèrent
que mes noirs rouges étaient de très bonne qualité.
Ce fut le déclic et j'osais enfin,cette année-là,
participer à plusieurs expositions avec quelques bons
résultats à la clef.
J'étais lancé et ma passion pour ce petit volatile
ne faisait que grandir.
J e me suis spécialisé dans les fonds rouges, ayant
toujours une prédilection pour les noirs rouges (à
l'époque encore appelé bronze).
Les années se succédèrent, je fis la connaissance
de pas mal de monde dans le milieu ornithologique, je m'investis
dans mon club en entrant dans le comité, je fus également
membre du Comit provincial puis secrétaire, et enfin trésorier
du GHO.
Les années se suivirent avec des résultats plus
ou moins constants, quelques très bons résultats
comme des places dans les 3 premiers dans des expos bien représentées,
des médailles au championnat de Belgique (notamment une
médaiille d'or avec un brun rouge intensif alors qu'on
commencait seulement à parler de cet oiseau).
En 1996 et 1997, on parlait de plus en plus des clubs spécialisés
et je décidais de me lancer et de participer à l'exposition
du CACC de Lige. Ce fut un de mes meilleurs souvenirs puisque
j'obtins, pour un néophyte dans ce type de concours, une
médaille d'or et quelques médailles d'argent et
de bronze.
En 1998, ayant envie de donner une nouvelle orientation à
ma passion, je pris la décision de passer l'examen de juge
canaris de couleur. Durant la saison d'expo 1998-99, je fis mon
apprentissage et en janvier 1999, je réussis mon
examen. Ce fut une grande joie pour moi mais j'étais bien
conscient qu'être juge 'était pas un aboutissement
et qu'il y avait toujours à apprendre !
Comme le dit le dicton qui n'avance pas recule !
Etre juge demande pas mal d'investissement en temps durant la
saison des expositions et, par la force des choses, cela laisse
moins de temps pour exposer. J'ai donc du réduire mes participations
aux expositions.
Certains aléas de la vie ont fait également que
j'ai eu quelques saisons d'élevages moins prolifiques.
Etant juge j'avais également envie de mieux connaître
certaines couleurs ; en 2002, je pris la décision de réduire
grandement les fonds rouges et de me lancer un nouveau défi
avec l'acquisition de nouvelles couleurs.
Petit à petit je commence à retrouver un bon niveau
avec mes oiseaux, j'ai eu la chance cette année d'élever
quelques très bons oiseaux (brun opale blanc, agate opale
blanc, brun opale jaune mosaque principalement, brun jaune). Je
croise les doigts désormais pour que la saison 2006 se
passe bien !
Je m’en voudrais aussi de ne pas parler de
l’AHCC !
Depuis plusieurs années, certains éleveurs de canaris
de couleur évoquaient la possibilité de créer
un club spécialisé en Hainaut. Il y a 5 ans, l’idée
a pris forme et l’AHCC est née.
Au fil des années, le club a évolué pour
prendre sa forme actuelle qui fonctionne très bien. C’est
avec fierté que je partage différentes tâches
au sein du club avec Yves, « diduv », Pascal, «
Diwi », Olivier, Claude, mais aussi, car sans leur précieuse
aide tout serait beaucoup plus compliqué, Marie-Thérèse,
Muriel, Brigitte et Isabelle : les épouses et compagnes
de chacun !
Je voudrais aussi insister sur un point qui me semble très
important : lors de son lancement le club a pu être perçu
comme une concurrence auprès des clubs régionaux.
Après 5 années, je pense qu’au contraire l’AHCC
a trouvé sa place et se veut coopératif avec toutes
les associations environnantes. Nous essayons d’être
présents chaque semaine dans les expos régionales
et se sera encore le cas à l’avenir ; j’estime
que clubs régionaux et clubs spécialisés
quoi qu’on en dise peuvent être complémentaires.
La plupart d’entre nous sommes passés par les clubs
régionaux, tous ces clubs ont leur place dans le paysage
ornithologique et pour ma part il n’y aura jamais de différence
de classe entre les clubs quoi qu’en disent certains .
L’AHCC est un club et un projet à long terme qui
me tient à cœur et donc « longue vie à
l’AHCC » !
Jean-Paul Boucher
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